Il y a la politique avant Internet et la politique après Internet. Les libéraux pataugent, la droite est florissante, et qu’en est-il de la gauche ? Eh bien, il est dans un état désastreux. Ceci en dépit du fait que les principaux problèmes politiques de la dernière décennie – la montée des inégalités et la crise du coût de la vie – sont des problèmes que les gauchistes prétendent pouvoir résoudre. Le problème, c’est que les réactionnaires et les gens de droite volent la vedette en ligne, diffusant rapidement des messages accusant les boucs émissaires d’être responsables des problèmes structurels. L’une des raisons à cela est que les plateformes initialement conçues pour nous connecter avec des amis et des abonnés nous canalisent désormais vers du contenu conçu pour provoquer un engagement émotionnel.
À l’époque où Twitter était encore la « place de la ville » et Facebook un humble « réseau social », les progressistes avaient un avantage : du Printemps arabe à Occupy Wall Street, les voix exclues des médias et de la politique grand public pouvaient exploiter les réseaux sociaux en ligne et les transformer en réseaux sociaux réels, qui, à leur plus fort potentiel, se sont transformés en manifestations de rue qui ont renversé ...
[Courte citation de 8% de l'article original]